Le SNAAF a trente-cinq ans

A la lecture des documents que nous reproduisons ici, c’est comme une bouffée de nostalgie qui surgit. 1974 : une autre époque: Valéry Giscard d’Estaing venait d’être élu à la Présidence de la République, les émirs nous mitonnaient un premier choc pétrolier qui allait bouleverser l’économie mondiale et le football français, sevré d’exploits continentaux et mondiaux, n’avait que les Verts de Saint-Etienne à se mettre sous la dent pour faire vibrer ses supporters...

Le certificat de dépôt que nous publions ci-contre est daté du 31 juillet 1974 et représente, juridiquement parlant, la première reconnaissance par une autorité administrative française du Syndicat National des Administratifs du Football (SNAF), même s’il précise qu’un e x emp l a i r e sera transmis « à Monsieur le Procureur de la République, à qui il appartient d’examiner la régularité dudit syndicat ». Il faut croire que « Monsieur le Procureur de la République » n’a rien trouvé à redire puisque le SNAF a sans problème, depuis, été présent dans le paysage du football français...

Des anciens avisés

Dûment enregistré par le secrétariat du Groupement du Football Professionnel (ancêtre de la Ligue Nationale de Football devenue ensuite l’actuelle LFP), il s’agit de la composition du premier bureau «provisoire» du syndicat. Présidé par M. Donguy de l’Olympique Lyonnais, le SNAF présentait un tour de table déjà bien achalandé avec la présence de «pointures» incontestables, à l’image de Henri Bosquier (Nimes Olympique), Albert Heil (FC Nantes), Charles Paret (ASSE) et Robert Budzinski (FC Nantes) qui venait de mettre fin à sa carrière de joueur et entamait une autre vie au sein de la grande famille des administratifs du football français. Le SNAF était donc lancé. D’importantes évolutions ont suivi : la mise sur pied de la convention collective dont la première mouture a été officialisée par les assemblées générales statutaires en juin 1983, la présence du syndicat au conseil d’administration de la LNF et, côté fédéral, outre le CNFA, dans nombre de commissions au sein desquelles les représentants des administratifs ont effectué et effectuent encore un considérable travail, sans parler des sièges dans les différentes instances de la DNCG où le SNAF, devenu entretemps SNAAF (Syndicat National des Administratifs et Assimilés du Football) éclaire judicieusement les décisions prises en portant la voix des administratifs, sans lesquels le football dans son ensemble ne pourrait fonctionner avec efficacité.