Retour sur l'Assemblée Générale du SNAAF jeudi dernier 10 décembre à la Ligue de Paris

Publiée le mercredi 16 décembre 2009
Retour sur l'Assemblée Générale du SNAAF jeudi dernier 10 décembre à la Ligue de Paris

L'Assemblée Générale du SNAAF (Syndicat National des Administrés et Assimilés du Football) s'est tenue à la LPIFF jeudi dernier, une première dans une ligue régionale. Pour le site de la LPIFF, Alain Belsoeur (Président du SNAAF) est revenu sur le rôle du Syndicat.

- Depuis quand êtes-vous président du SNAAF ?
Alain Belsoeur :
"Je suis membre du SNAAF depuis 1981 et j'ai succédé à Hervé Gorce en septembre 2008, suite à son décès brutal, qui nous a tous beaucoup affectés. Sinon, je suis Directeur Général du club du Havre."

- Aujourd'hui, comment jugez-vous le climat social ?
"C'est le climat social d'un milieu en évolution. Nous sommes la seule organisation qui regroupe des salariés du secteur fédéral (FFF, ligues, districts) et du secteur professionnel (clubs). Et les problématiques d'un district sont différentes de celles d'un club pro. Mais ce qui est important, c'est la convention collective mise en place pour tous les salariés depuis 1984. Notre préoccupation majeure étant de faire perdurer et de moderniser cette convention. Ce que nous faisons. Notamment avec la grille des salaires et des emplois, avec des métiers nouveaux : marketing, journalisme... Le football se professionnalise dans tous les domaines, tout en conservant les acquis négociés entre les différentes parties."

- Est-ce que la crise économique influence les rapports employeurs - salariés ?
"Il y a volonté de discussion dans le respect mutuel. C'est par le dialogue que nous allons avancer. En ce moment, il y a une certaine confusion avec une évolution du côté des employeurs fédéraux, qui souhaitent se regrouper. Le dialogue est donc entre paranthèses. Nous ne choisissons pas nos interlocuteurs, mais nous souhaitons en avoir. Nous sommes prêts à nous mettre autour d'une table, dans le sens de l'intérêt général. En ne privilégiant pas telle ou telle activité. Cela représente 3 000 salariés, soit la plus grande partie du monde du football."

- Est-ce-qu'il y a beaucoup de conflits liés aux contraintes financières ?
"Aujourd'hui, le foot est dans une santé économique que d'autres secteurs peuvent nous envier. Les bilans sont positifs, mais les conflits sont plus souvent liés à des questions de pouvoir, ou a des litiges liés aux textes de la convention collective, avec des dispositions qui ne sont pas appliquées. Cela dit, dans l'ensemble, le climat est encore acceptable."

- En quoi le SNAAF peut-il être un interlocuteur privilégié aujourd'hui pour les salariés ?
"Plus qu'un interlocuteur, le SNAAF est un levier pour les salariés. On dit souvent qu'un club c'est une entreprise, mais il n'est pas toujours géré de cette façon. Le cadre juridique doit être le même pour tous : contrat de travail, rémunération, congés payés... Le SNAAF peut lui apporter des réponses, garantir et maintenir la convention collective, qui est le socle."

- C'est la première fois depuis sa création qu'une Assemblée Générale du SNAAF se déroule dans une ligue régionale. Est-ce un symbole ?
"Que la plus grande ligue de France accueille le SNAAF c'est un symbole fort. Cela signifie bien que nous ne sommes qu'une seule et même famille. Et c'est bien sûr une très grande satisfaction. Je tiens d'ailleurs de nouveau à remercier le Président Claude Verduron, qui a accepté de nous accueillir, ça nous va droit au coeur."

Pour consulter le texte intégral de cette interview, cliquer ici





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